Le président américain Donald Trump estime que l’augmentation du prix des carburants, provoquée par la guerre contre l’Iran, a pesé sur les résultats de son parti aux élections de mi-mandat du mardi 3 novembre 2026. Au lendemain du scrutin, il a reconnu que les électeurs n’étaient probablement pas prêts à supporter les conséquences économiques du conflit.
« Les gens sont d’accord avec ce que je fais concernant l’Iran, mais ils n’étaient probablement pas vraiment prêts à subir les conséquences à court terme et à payer davantage pour l’essence », a-t-il déclaré mercredi sur Fox News. Il a qualifié cette situation de « problème à court terme, mais pour un gain à long terme ».
Selon les projections des médias américains, les démocrates ont repris le contrôle du Sénat et étaient également en mesure de décrocher la majorité à la Chambre des représentants. Ces résultats constituent un revers pour Donald Trump et pourraient réduire sa marge de manœuvre au Congrès.
Malgré cette défaite électorale, le chef de l’État a félicité les candidats démocrates pour s’être « battus durement ». Il s’est dit disposé à travailler avec l’opposition sur plusieurs dossiers, notamment l’immigration. Dans un entretien accordé à Politico, il a rappelé qu’il disposait du droit de veto, tout en affirmant préférer la coopération à une confrontation permanente avec les parlementaires durant les deux prochaines années.
Sur le dossier iranien, Donald Trump a maintenu la pression sur Téhéran. Il a averti que les forces américaines pourraient « achever le travail » si les autorités iraniennes ne coopéraient pas. Il a toutefois réaffirmé qu’un accord diplomatique restait envisageable, à condition qu’il comporte des restrictions contraignantes sur le programme nucléaire iranien.
Le président américain a également annoncé vouloir mettre fin à l’aide financière annuelle accordée à Israël. Il estime que le pays dispose désormais de moyens suffisants pour se passer des quelque quatre milliards de dollars versés chaque année par Washington.



