Présidentielle française : Gabriel Attal juge « inéluctable » l’organisation d’une primaire malgré l’opposition d’Édouard Philippe

La perspective d’une primaire au sein du centre et de la droite française continue de diviser les prétendants à l’élection présidentielle. Gabriel Attal, candidat du parti Renaissance, a réaffirmé, ce lundi 2 novembre 2026, sa conviction qu’une consultation commune des candidats de ce camp finira par s’imposer. Cette position intervient malgré le refus persistant d’Édouard Philippe, maire du Havre et figure du parti Horizons.

Invité sur TF1, l’ancien Premier ministre a estimé que la tenue de cette primaire était devenue inévitable. Selon lui, cette démarche permettrait de désigner un candidat capable de rassembler suffisamment de voix pour éviter un second tour opposant Marine Le Pen, du Rassemblement national (RN), à Jean-Luc Mélenchon, de La France insoumise (LFI).

Gabriel Attal considère que les divergences entre les responsables politiques du centre et de la droite ne doivent pas compromettre leurs chances lors du scrutin. Il redoute notamment une multiplication des candidatures au premier tour, qui pourrait favoriser les candidats des extrêmes.

Face à cette proposition, Édouard Philippe maintient son opposition. Dimanche, le maire du Havre a de nouveau dénoncé une initiative susceptible d’accentuer les divisions et de créer davantage de confusion dans son camp. Il a plutôt invité les différents prétendants à prendre leurs responsabilités en février prochain, laissant entendre qu’il pourrait lui-même tirer les conséquences de la situation politique à cette échéance.

Une position à laquelle Gabriel Attal a vivement réagi. Pour lui, le risque de division ne réside pas dans l’organisation d’une primaire, mais dans la présence de plusieurs candidats issus du même espace politique dès le premier tour. Il estime également que les arrangements et les négociations de désistement entre responsables politiques, loin du regard des électeurs, contribuent à alimenter la défiance des Français envers la classe politique.

L’ancien chef du gouvernement souligne par ailleurs que les sondages actuels ne placent aucun des deux hommes en position de se qualifier pour le second tour lorsqu’ils sont évalués séparément.

Plusieurs responsables favorables à une candidature commune

Le débat dépasse désormais le duel entre Gabriel Attal et Édouard Philippe. D’autres personnalités politiques plaident également pour une primaire afin de départager les prétendants du centre et de la droite.

C’est notamment le cas de François Bayrou, figure du Mouvement démocrate (MoDem), et de David Lisnard, président de l’Association des maires de France. De son côté, Bruno Retailleau, candidat des Républicains (LR), ne ferme pas totalement la porte à cette possibilité, mais souhaite que certaines conditions soient définies, notamment sur les personnalités et les formations politiques concernées.

À mesure que l’échéance présidentielle approche, la question du mode de désignation d’un candidat commun devient ainsi un enjeu majeur pour le centre et la droite français. Reste à savoir si les différents prétendants parviendront à dépasser leurs divergences pour s’accorder sur une stratégie commune.

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