Après l’abandon du Système de combat aérien du futur (SCAF), le constructeur Airbus plaide pour un nouveau programme de coopération européenne autour d’un avion de combat de sixième génération. Son directeur général, Guillaume Faury, a cité le programme GCAP, porté par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon, comme une possibilité parmi d’autres.
« Nous continuons fondamentalement à croire à la nécessité d’un avion de combat européen de sixième génération développé dans le cadre d’un programme de coopération », a déclaré Guillaume Faury lors d’une conférence téléphonique consacrée aux résultats trimestriels du groupe. Il a également affirmé la volonté d’Airbus de participer à une solution pour l’Europe.
Dans le projet SCAF, abandonné en juin à la suite de divergences industrielles avec Dassault Aviation, Airbus représentait l’Allemagne et l’Espagne, tandis que l’entreprise française défendait les intérêts de la France. Selon Guillaume Faury, le gouvernement allemand échange actuellement avec d’autres pays afin d’explorer de nouveaux partenariats.
Le GCAP (Global Combat Air Programme) constitue l’une des pistes évoquées. Ce projet vise à développer un avion de combat de sixième génération destiné à remplacer l’Eurofighter Typhoon au Royaume-Uni et en Italie, ainsi que le Mitsubishi F-2 au Japon. Les trois pays partenaires ont engagé 4,6 milliards de livres, soit environ 5,4 milliards d’euros, pour poursuivre son développement. L’entrée en service est prévue en 2035.
Le Canada a également rejoint le programme en tant que premier pays observateur, une étape qui pourrait ouvrir la voie à une participation plus importante. De son côté, le groupe italien Leonardo a déjà estimé que l’intégration de l’Allemagne présenterait des avantages industriels.
En France, Dassault Aviation poursuit, avec l’État, les travaux sur un avion de combat national destiné à succéder au Rafale. Le standard F5 du Rafale, attendu vers 2035, doit notamment renforcer les capacités de combat collaboratif et de guerre électronique.
Airbus attend désormais des orientations des gouvernements concernés pour déterminer la suite à donner au projet européen d’avion de combat.



