Tchad-Niger : N’Djaména rejette les accusations de frappe de drone à Agadez

Le gouvernement tchadien a fermement démenti les accusations du Niger selon lesquelles une frappe de drone aurait visé la région d’Agadez, dans le nord du pays, le 24 octobre 2026, vers 1 heure du matin.

Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le porte-parole du gouvernement tchadien, Gassim Chérif Mahamat, a assuré que N’Djaména n’avait ni ordonné ni mené une opération aérienne contre le Niger. Il a également rejeté toute participation à une action hostile menée par une puissance étrangère depuis le territoire tchadien.

Les autorités tchadiennes contestent aussi les accusations selon lesquelles leur pays servirait de base arrière à des mercenaires visant des civils et des infrastructures nigériennes. Elles dénoncent des mises en cause répétées et estiment qu’aucun État ne devrait être tenu responsable d’une attaque sur la seule base d’accusations unilatérales.

N’Djaména invite ainsi Niamey à rendre publics les éléments matériels et techniques qu’il affirme détenir. Le gouvernement tchadien se dit favorable à une enquête internationale indépendante afin d’établir les faits.

Cette nouvelle tension intervient après une précédente mise en cause du Tchad par le Niger, fin août 2026. Selon Gassim Chérif Mahamat, son pays avait alors choisi de préserver les relations historiques entre les deux peuples. Il précise toutefois que cette retenue ne doit pas être interprétée comme une reconnaissance des accusations.

Le gouvernement tchadien demande désormais aux autorités nigériennes de mettre fin aux accusations publiques qu’il juge infondées. En retour, il reproche à Niamey de n’avoir pas donné suite, depuis quatre ans, à ses signalements concernant la présence de groupes armés tchadiens sur le territoire nigérien.

Le porte-parole affirme également que des militaires tchadiens déserteurs auraient rejoint ces groupes au Niger avec un important arsenal. Selon lui, les armes, les véhicules et les personnes interpellées n’auraient pas été remis aux autorités tchadiennes malgré leurs démarches.

Les accusations liées à la frappe de drone restent contestées par N’Djaména. Une enquête indépendante pourrait permettre de clarifier les circonstances de l’incident et les responsabilités éventuelles.

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