L’Iran a transmis aux États-Unis une proposition prévoyant la réouverture du détroit d’Ormuz dans un délai de sept jours, sous certaines conditions. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé cette initiative jeudi 24 septembre 2026 à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
Selon le chef de la diplomatie iranienne, le plan a été communiqué à Washington par l’intermédiaire de médiateurs. Il prévoit également une reprise des négociations entre les deux pays, notamment sur le dossier nucléaire iranien.
Téhéran conditionne toutefois la mise en œuvre de cette proposition à plusieurs mesures. Parmi les exigences évoquées figurent l’arrêt des hostilités au Moyen-Orient, y compris au Liban, la levée du blocus naval américain, l’assouplissement des sanctions visant les exportations pétrolières iraniennes et le déblocage d’avoirs iraniens.
Le principe présenté par Abbas Araghchi est que le détroit serait rouvert au terme du septième jour si les conditions fixées par Téhéran sont acceptées. Le diplomate iranien a précisé que les discussions pourraient ensuite reprendre sur un accord plus large.
Cette proposition intervient alors que le détroit d’Ormuz reste au centre des tensions entre Washington et Téhéran. Ce passage maritime stratégique constitue un axe majeur du transport mondial d’hydrocarbures, ce qui donne à son accès une dimension importante pour les marchés énergétiques.
L’initiative iranienne fait suite à plusieurs contacts indirects entre les deux parties. Un responsable iranien avait déjà indiqué le 22 septembre que Téhéran était prêt à rouvrir le détroit dans un délai d’une semaine si Washington réduisait la pression militaire et levait son blocus des ports iraniens.
À ce stade, la proposition reste soumise à l’accord des États-Unis. La Maison-Blanche a indiqué que des discussions « positives et constructives » se poursuivaient par l’intermédiaire de médiateurs, sans annoncer d’accord sur les conditions avancées par Téhéran.



