Les autorités nigériennes ont organisé, du 23 au 24 septembre 2026 à Niamey, un exercice de simulation destiné à tester le dispositif de réponse aux catastrophes dans la capitale. L’opération a été conduite par la Direction générale de la Protection civile, à travers le Centre opérationnel de veille, d’alerte et de conduite de crise (COVACC), avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
L’exercice s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’organisation des secours (ORSEC) dans la région de Niamey. Le scénario retenu reposait sur une situation fictive combinant des inondations fluviales et pluviales dans plusieurs zones proches du fleuve et certains quartiers de la capitale.
Au cours de la simulation, les différentes cellules opérationnelles ont reçu des informations relatives à la situation. Elles devaient les analyser, formuler des recommandations et transmettre rapidement leurs rapports au Centre de coordination des opérations régionales.
L’objectif était notamment de vérifier la capacité des différents acteurs à communiquer et à coordonner leurs interventions en situation d’urgence.
À l’ouverture des travaux, le gouverneur de la région de Niamey, le général de division Assoumane Abdou Harouna, a présenté l’exercice comme un outil destiné à améliorer la prise de décision face aux catastrophes. Il a insisté sur la nécessité d’une coordination efficace et d’une circulation rapide de l’information.
Le directeur général de la Protection civile, le colonel-major Bako Boubacar, a pour sa part indiqué que l’exercice devait permettre d’évaluer le fonctionnement du Centre de coordination des opérations et l’interopérabilité des différents intervenants. Il devait également servir à identifier les points forts et les insuffisances, notamment dans la communication et la prise en charge des victimes.
Le PNUD a également participé à l’exercice. Sa représentante résidente adjointe, Jane O. Yeboh, a souligné l’intérêt de confronter les dispositifs ORSEC et de sauvegarde communale à un scénario proche des conditions réelles. Elle a réaffirmé l’appui de l’organisation au Niger à travers l’expertise technique, le partage de bonnes pratiques et le renforcement des capacités des acteurs de la gestion des catastrophes.
La deuxième journée a été consacrée à une visite du site retenu au niveau de l’École nationale de protection civile. Après un briefing avec les responsables des différentes cellules, le gouverneur a procédé à la distribution de kits aux bénéficiaires et s’est informé des conditions de prise en charge des personnes malades.
À la clôture de l’exercice, Assoumane Abdou Harouna a estimé que cette simulation devait permettre de tirer des enseignements et de corriger les difficultés relevées dans le fonctionnement des différentes cellules.
Les autorités nigériennes entendent ainsi renforcer la préparation des services concernés afin d’améliorer la réponse collective face aux éventuelles catastrophes dans la région de Niamey.



