Tokyo : Shinjuku veut limiter les locations touristiques de courte durée

L’arrondissement de Shinjuku, l’un des secteurs les plus fréquentés de Tokyo, prépare une nouvelle réglementation qui pourrait supprimer plus de la moitié des locations de courte durée proposées aux touristes. La mesure vise notamment les logements situés dans les quartiers résidentiels et à proximité des établissements scolaires.

Près de 10 % des quelque 42 000 locations de courte durée recensées au Japon se trouvent à Shinjuku. Face à leur développement, les autorités locales font état d’une hausse des plaintes des riverains. Les principales critiques concernent le tri des déchets, le tabagisme dans les zones interdites, les nuisances sonores et les intrusions dans des propriétés privées.

Selon un responsable de l’arrondissement cité par l’AFP, les plaintes liées à ces hébergements ont progressé d’environ 40 % sur l’exercice achevé en mars. Le projet de révision de l’ordonnance locale doit être présenté officiellement par le maire de Shinjuku.

Cette décision intervient dans un contexte de forte croissance du tourisme au Japon. Le pays ambitionne d’accueillir 60 millions de visiteurs étrangers par an d’ici 2030, contre 42 millions en 2025. Plusieurs destinations japonaises font toutefois face aux effets du surtourisme, avec des problèmes liés aux foules, aux embouteillages et à la hausse des prix de l’immobilier.

En juillet, l’Agence japonaise du tourisme a autorisé les collectivités locales à renforcer les règles sur les locations de courte durée lorsque celles-ci menacent la tranquillité des quartiers résidentiels et scolaires ou fragilisent la vie des communautés locales.

Shinjuku n’est pas le seul territoire à envisager un durcissement. Kyoto étudie également des restrictions pour certaines nouvelles locations. À l’étranger, Barcelone, Paris, Berlin et New York ont déjà adopté ou annoncé des mesures destinées à limiter l’impact des locations touristiques sur le marché du logement.

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