À trois jours de l’élection du gouverneur de l’État d’Osun, prévue le samedi 15 août 2026, la Police nigériane renforce son dispositif sécuritaire et appelle les acteurs politiques ainsi que les électeurs à préserver la paix.
Dans un communiqué publié ce mercredi 12 août, la Nigeria Police Force, sous la direction de l’Inspecteur général de la police, Olatunji Rilwan Disu, prévient que toute tentative de perturbation du scrutin par la violence, l’intimidation ou le recours aux groupes de nervis sera sévèrement sanctionnée.
La police cite notamment parmi les infractions qui ne seront pas tolérées le vol d’urnes, l’intimidation des électeurs, l’achat de voix et les affrontements entre militants de camps rivaux. Les auteurs comme les éventuels commanditaires de ces actes seront interpellés et poursuivis, quelle que soit leur appartenance politique ou leur statut.
Un dispositif déployé dans les 30 collectivités locales
La sécurisation du scrutin sera assurée par les forces de sécurité reconnues par la loi. La Police nigériane travaillera avec le Department of State Services (DSS), le Nigeria Security and Civil Defence Corps (NSCDC), le Nigeria Immigration Service, le Nigeria Correctional Service, le Federal Road Safety Corps (FRSC) ainsi que d’autres structures publiques compétentes.
Ce dispositif couvrira les 30 Local Government Areas de l’État d’Osun. Il concernera notamment les bureaux de vote, les centres de compilation des résultats, le transport et la protection du matériel électoral, ainsi que la sécurité des agents électoraux, candidats, observateurs, journalistes et électeurs.
La Police interdit par ailleurs aux partis politiques et aux candidats de faire appel à des groupes de sécurité non étatiques pour assurer des missions liées au scrutin.
Les groupes non étatiques exclus du dispositif
La Western Nigeria Security Network, connue sous le nom d’Amotekun, les groupes de vigilance, les associations de chasseurs, les organisations communautaires de sécurité, les dispositifs de surveillance de quartier et autres structures similaires ne sont pas autorisés à participer à la sécurisation de l’élection.
Ils ne pourront notamment pas escorter le matériel électoral, garder les bureaux de vote, installer des barrages ou porter des armes dans le cadre du scrutin.
La Police prévient que toute personne qui engagerait, armerait ou déploierait de tels groupes à des fins électorales s’exposerait à des poursuites.
Armes et discours incitant à la violence interdits
Le port d’armes à feu, d’objets dangereux ou de tout autre matériel offensif est également interdit aux abords des bureaux de vote et des centres de compilation, à l’exception des agents de sécurité dûment autorisés et affectés à la mission.
Les forces de l’ordre annoncent des arrestations en cas de violences, d’obstruction au travail des agents électoraux, de possession illégale de matériel électoral, de discours haineux ou d’incitation à la violence.
L’Inspecteur général de la police a demandé aux personnels déployés d’agir avec professionnalisme, impartialité et fermeté, dans le respect de la loi et des droits humains.
La Police invite enfin les autorités traditionnelles, responsables religieux, organisations de la société civile, médias et observateurs accrédités à signaler tout mouvement ou comportement suspect aux services de sécurité compétents.
Elle assure aux populations d’Osun, à la Commission électorale nationale indépendante (INEC), aux candidats et aux autres parties prenantes sa détermination à garantir un scrutin sécurisé, pacifique et libre, afin que chaque électeur puisse exercer son droit de vote sans intimidation.



