Éthiopie : l’armée mise sur la dissuasion et la modernisation de sa défense

L’Éthiopie met en avant la transformation de son appareil de défense, présentée comme un levier destiné à renforcer la capacité de dissuasion du pays et à préserver sa stabilité face aux menaces sécuritaires.

Dans une tribune publiée par l’Ethiopian Broadcasting Corporation (EBC), Adonias Woldaregay revient sur l’évolution des doctrines militaires modernes et soutient que la puissance d’une armée ne se mesure plus uniquement à sa capacité à mener des combats, mais aussi à son aptitude à prévenir les conflits par la dissuasion.

Selon l’auteur, les réformes engagées au sein des Forces de défense nationales éthiopiennes ont notamment porté sur l’organisation, les équipements, la formation et l’intégration des nouvelles technologies. Il présente cette transformation comme une volonté de disposer d’une armée capable de répondre aux menaces tout en évitant, autant que possible, le recours direct à la confrontation armée.

La tribune inscrit cette évolution dans un contexte international marqué, depuis la Seconde Guerre mondiale, par l’importance croissante de la dissuasion militaire. L’auteur cite notamment l’évolution des capacités technologiques des grandes puissances et l’apparition de nouveaux moyens de défense, parmi lesquels les drones, les systèmes de renseignement et les technologies liées aux domaines aérien, maritime, terrestre et cyber.

Sur le plan national, le texte affirme que l’Éthiopie a traversé plusieurs années de fortes tensions sécuritaires susceptibles, selon son auteur, de compromettre son développement et la stabilité de l’État. Dans ce contexte, la modernisation de l’armée est présentée comme un élément essentiel de la protection du territoire et de la poursuite des programmes de développement.

Adonias Woldaregay estime également que les réformes ont permis à l’armée éthiopienne d’élargir ses capacités dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’aérospatiale, le domaine maritime, la cybersécurité et les technologies terrestres.

La tribune défend ainsi l’idée d’une armée dont la puissance doit avant tout servir à prévenir les affrontements. Pour son auteur, la modernisation des Forces de défense nationales éthiopiennes vise à faire de la dissuasion un instrument central de la politique de défense du pays.

Cette analyse, publiée par l’EBC, s’inscrit toutefois dans une démarche de valorisation de l’armée éthiopienne et de ses réformes. Les affirmations relatives à son niveau de puissance, à son statut de « puissance régionale » ou à l’efficacité de ses capacités militaires relèvent donc du point de vue défendu dans cette tribune.

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