Au moins huit personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes menées dans la nuit de samedi à dimanche dans la bande de Gaza, selon la Défense civile palestinienne. Ces attaques interviennent alors qu’un accord prévoyant le désarmement du Hamas et un retrait progressif des forces israéliennes a été annoncé ces derniers jours.
Selon le texte présenté par le « Conseil de Paix » du président américain Donald Trump, les deux parties doivent mettre fin aux opérations militaires. L’accord prévoit également un retrait progressif des troupes israéliennes des zones encore sous leur contrôle dans la bande de Gaza ainsi que le démantèlement des groupes armés, dont le Hamas.
Le Hamas a confirmé son adhésion à cet accord. En revanche, les autorités israéliennes n’ont pas encore communiqué officiellement à son sujet.
D’après la Défense civile palestinienne, les frappes et tirs de la nuit ont touché plusieurs habitations. À Deir al-Balah, une attaque attribuée à un hélicoptère israélien contre un appartement a fait deux morts et plusieurs blessés. Dans la vieille ville de Gaza, une autre personne a perdu la vie lors de tirs signalés par les secours.
À Khan Younès, dans le sud de l’enclave, une frappe sur un immeuble d’habitation a coûté la vie à trois personnes, dont un enfant, selon les mêmes sources.
La veille, huit autres personnes avaient déjà été tuées dans différentes frappes. L’une d’elles a visé un entrepôt de fournitures médicales de l’hôpital Al-Aqsa, causant d’importants dégâts. Le ministère de la Santé de Gaza affirme que deux des quatre dépôts de médicaments de l’établissement ont été détruits et que les deux autres ont été gravement endommagés.
Le ministère indique également que 152 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza au cours du mois de juillet, soit le bilan mensuel le plus élevé enregistré depuis le début de l’année, selon ses données.
Interrogée samedi, l’armée israélienne a déclaré que ses forces restaient déployées dans certaines zones de Gaza conformément aux dispositions du cessez-le-feu en vigueur.
Israël et le Hamas continuent de s’accuser mutuellement de violations du cessez-le-feu instauré en octobre dernier. Les restrictions d’accès imposées aux médias dans la bande de Gaza empêchent toutefois de vérifier de manière indépendante les bilans et les informations rapportées par les différentes parties.



