Le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, a appelé à un gel de la guerre en Ukraine lors d’une rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine à Omsk, en Sibérie. Cette prise de position intervient alors que les combats se poursuivent et que les frappes à longue portée entre les deux pays se multiplient.
« Ce n’est que mon avis, mais il est peut-être temps de geler le conflit », a déclaré le dirigeant kazakh devant les caméras, appelant à mettre fin aux violences qui provoquent la mort de nombreux jeunes. Il a également plaidé pour un retour aux discussions basées sur les accords d’Istanbul de 2022.
Cette déclaration publique est rare de la part du Kazakhstan, pourtant allié traditionnel de la Russie. Depuis le début de l’offensive russe en Ukraine, Astana n’a jamais officiellement soutenu l’action militaire de Moscou, tout en maintenant des relations étroites avec le Kremlin.
Kassym-Jomart Tokaïev a également estimé que les causes du conflit restent « incompréhensibles » pour de nombreuses personnes, y compris au Kazakhstan. Vladimir Poutine, présent lors de l’échange, s’est contenté d’indiquer qu’il informerait son homologue kazakh de la situation avant leur entretien à huis clos.
Cette intervention intervient dans un contexte marqué par une intensification des frappes et un bilan humain toujours plus lourd. Au moins 20 personnes ont été tuées samedi 25 juillet dans des attaques en Ukraine et en Russie, tandis que les négociations pour un cessez-le-feu restent bloquées.
La sortie du président kazakh témoigne également d’une lassitude croissante face à la durée de la guerre, y compris parmi certains partenaires de Moscou.


