Bénin – Abrogation des dispositions sur la CENA : « ceux qui ont été directement recrutés, et qui n’étaient pas agents de l’État, seront pris en compte… L’administration publique, avec le gouvernement, trouvera la formule pour les récupérer… »

Au Bénin, les inquiétudes suscitées par l’abrogation des dispositions du Code électoral relatives à la Commission électorale nationale autonome (CENA) ont trouvé un début de réponse à l’Assemblée nationale. À l’initiative de la proposition de loi, le député Augustin Ahouanvoébla a assuré que les agents de l’institution ne seront pas abandonnés et qu’aucune mesure ne vise à les priver de leur emploi.

Au cours des débats parlementaires, l’élu a expliqué que la représentation nationale a choisi d’agir avant l’expiration du mandat de la CENA afin d’éviter le renouvellement d’une institution qui ne devrait organiser aucune élection au cours des cinq prochaines années, les prochains scrutins étant prévus dans sept ans.

Face aux préoccupations du personnel, Augustin Ahouanvoébla a tenu à délivrer un message d’apaisement. Il a affirmé que les députés n’ont aucune intention de remettre en cause les droits des travailleurs de la CENA.

Selon lui, les agents de l’État affectés à la CENA retrouveront leurs administrations d’origine, puisqu’ils y exerçaient en position de détachement ou de mise à disposition. Quant aux employés recrutés directement par l’institution, le parlementaire a indiqué que le gouvernement mettra en place un mécanisme pour assurer leur intégration au sein de l’administration publique, en attendant la définition de la nouvelle architecture de l’organe chargé de la gestion des élections.

L’auteur de la proposition de loi a également révélé que de nombreux députés sont sollicités par des agents inquiets de leur avenir professionnel. Il a invité ces derniers à garder leur calme, estimant qu’il n’existe « aucun péril » pour leur carrière.

Augustin Ahouanvoébla a enfin précisé que cette réforme est portée conjointement par les deux groupes parlementaires représentés à l’Assemblée nationale. Il a souligné que la démarche engagée vise avant tout l’intérêt général et la pérennité des institutions, tout en garantissant une prise en charge des travailleurs concernés par cette réorganisation.

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