Mali : le Conseil supérieur de l’agriculture fixe les priorités de la campagne 2026

 

Bamako (Mali) – KAWERU – Le Palais de Koulouba a abrité, ce mardi 9 juin 2026, la 16ᵉ édition du Conseil supérieur de l’agriculture (CSA), présidée par le chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta.

Cette rencontre annuelle, prévue par la loi d’orientation agricole, a réuni le Premier ministre, plusieurs membres du gouvernement ainsi que des représentants des organisations professionnelles du monde rural, dont l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM).

La session intervient à la veille de la campagne agricole 2026. Elle a permis d’évaluer les résultats de la campagne précédente et de définir les orientations stratégiques pour améliorer la productivité et la sécurité alimentaire du pays.

Le chef de l’État a salué les efforts des producteurs ruraux et souligné leur rôle dans la transformation progressive du secteur agricole. Il a réaffirmé la volonté des autorités de faire de l’agriculture un levier central du développement économique national.

Dans cette dynamique, plusieurs mesures ont été annoncées pour soutenir la campagne 2026. Le prix subventionné du kilogramme de coton graine de premier choix est fixé à 300 FCFA. Le sac de 50 kg d’engrais minéraux est fixé à 15 000 FCFA, tandis que celui des engrais organiques est maintenu à 3 000 FCFA. Le kilogramme de semence de maïs hybride est fixé à 1 500 FCFA et celui du biostimulant OVALIS à 17 500 FCFA.

Le président du Conseil supérieur de l’agriculture a également recommandé le maintien de l’affectation de 10 % des graines de coton aux huileries agréées destinées à l’alimentation du bétail et des animaux de labour.

Selon le ministère de l’Agriculture, les résultats provisoires de la campagne écoulée font état de 11 452 540 tonnes de céréales, 433 700 tonnes de coton, 157 775 tonnes de viande contrôlée, 17 238 tonnes de lait collecté et 122 671 tonnes de poisson.

Au nom des producteurs, le président de l’APCAM, Sanoussy Bouya Sylla, a salué les efforts des autorités tout en soulevant certaines difficultés, notamment l’accès aux intrants et le financement du secteur.

Les travaux se sont achevés sur la réaffirmation de l’engagement du monde agricole à accompagner les orientations stratégiques nationales, visant à renforcer une agriculture moderne, productive et résiliente au service de la souveraineté alimentaire.

Shares: