Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a donné, à Nyonie dans le département du Komo-Océan, le coup d’envoi des travaux du port en eau profonde de Kobe-Kobe. La cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives et traditionnelles ainsi que des représentants du corps diplomatique accrédité au Gabon.
Le projet découle d’un accord signé le 23 avril 2026 entre l’État gabonais, la société Africa Global Logistics (AGL) et le groupe Algest Investment Bank. Avec ce lancement, le complexe entre dans sa phase opérationnelle.
Implantée sur une superficie de 500 hectares dans la province de l’Estuaire, l’infrastructure comprend un port minéralier doté de quatre postes à quai, une ligne ferroviaire de 535 kilomètres, un barrage hydroélectrique de 400 mégawatts à Booué et la mine de fer de Belinga, dont la capacité de production est estimée à 100 millions de tonnes par an.
Ces différentes infrastructures doivent permettre d’assurer le transport du minerai depuis les sites de production jusqu’au réseau ferroviaire puis vers le port afin de faciliter l’exportation des produits transformés vers les marchés internationaux.
À travers ce projet, les autorités gabonaises souhaitent accélérer la transformation économique du pays en valorisant localement les ressources naturelles, en renforçant les capacités industrielles nationales et en développant les exportations.
Selon les prévisions officielles, le complexe de Kobe-Kobe et ses infrastructures associées devraient générer plus de 9 000 emplois directs et près de 100 000 emplois indirects à l’horizon 2030.
Le projet mobilise plusieurs partenaires internationaux. Africa Global Logistics intervient dans les infrastructures portuaires, China Railway dans le développement ferroviaire, EDF et Synohydro dans le secteur énergétique, Trafigura dans la commercialisation des minerais et Fortescue dans l’expertise minière et industrielle.
Pour les autorités, cet investissement confirme l’attractivité du Gabon auprès des investisseurs étrangers et s’inscrit dans une stratégie visant à faire du pays un centre industriel et logistique de premier plan en Afrique centrale.
Le gouvernement estime que la réalisation de ce complexe contribuera à la création de richesse, au développement des territoires, au renforcement de la compétitivité nationale et à l’affirmation de la souveraineté industrielle du Gabon.



