La sécurité régionale a occupé une place importante dans les échanges entre le président béninois Romuald Wadagni et le président du Conseil togolais Faure Gnassingbé à Lomé. Les deux dirigeants ont affiché une préoccupation commune face à la dégradation du contexte sécuritaire ouest-africain.
Les deux personnalités ont exprimé leurs inquiétudes concernant la persistance des menaces terroristes, l’expansion de l’extrémisme violent ainsi que la progression de la criminalité transfrontalière organisée dans la sous-région.
Face à cette situation, le Bénin et le Togo entendent approfondir davantage leur coopération sécuritaire. Les deux pays prévoient notamment d’intensifier les échanges de renseignements et de renforcer la sécurisation des espaces frontaliers communs.
Au-delà de l’approche strictement militaire ou sécuritaire, les deux dirigeants ont défendu une réponse plus globale face aux menaces actuelles. Ils estiment que les réponses sécuritaires doivent également intégrer des dimensions économiques et sociales.
Ils ont ainsi insisté sur la nécessité de prendre en compte les questions liées au développement économique, à la gouvernance, à la cohésion sociale ainsi qu’à l’emploi des jeunes pour agir durablement sur les causes profondes de l’insécurité.



