Bénin – Reboisement à Sékou : la FSA de l’Uac transforme la plantation d’arbres en défi collectif durable

 

La Faculté des Sciences agronomiques (FSA) de l’Université d’Abomey-Calavi veut dépasser les opérations symboliques de reboisement. À Sékou, l’institution a lancé, le 1er juin 2026, « AMANMOUN-FSA Green Challenge 2.9 », une initiative qui ambitionne de faire de la restauration du couvert végétal un engagement permanent impliquant toute la communauté universitaire.

Organisée dans le cadre des Journées de la biodiversité et de l’arbre, l’opération a mobilisé enseignants, personnel administratif et étudiants autour d’une vaste campagne de plantation sur la ferme d’application de la faculté.

Pour la doyenne de la FSA, Professeure Nadia Fanou Fogny, l’enjeu dépasse largement la simple mise en terre de jeunes plants. L’objectif affiché est d’instaurer une culture durable de responsabilité environnementale au sein de l’institution.

Le dispositif repose sur un principe simple : chaque département ou service adopte un groupe de plants et devient responsable de son entretien pendant une année entière. Des groupes d’étudiants seront associés au suivi afin d’assurer la surveillance de la croissance des plantations et renforcer leur implication dans les actions environnementales.

L’initiative introduit également une logique de compétition verte. À chaque Journée nationale de l’arbre, un prix symbolique récompensera la structure ayant assuré le meilleur entretien de ses plants, tandis qu’un audit global est déjà programmé pour mai 2027 afin d’évaluer l’impact réel de l’opération.

Pour les responsables du Département Aménagement et Gestion de l’Environnement, cette approche vise à créer une mobilisation durable autour de la restauration écologique. Les espèces sélectionnées répondent également à des objectifs précis. L’Acacia auriculiformis est reconnu pour sa contribution à la fertilité des sols et à la séquestration du carbone, tandis que le Gmelina arborea présente un intérêt économique et traditionnel important grâce à ses usages dans le bois d’œuvre et la pharmacopée.

Au-delà de l’enjeu environnemental, l’opération a servi de cadre de cohésion entre les différentes composantes de la faculté. Plusieurs participants ont mis en avant la dimension pédagogique et collective de l’exercice, perçu comme un moyen concret de transformer les discours sur le climat en actions mesurables.

 

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