L’ancien Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a été élu mardi 26 mai 2026, président de l’Assemblée nationale du Sénégal avec 132 voix sur 133 suffrages exprimés.
Cette élection intervient quelques jours après son départ de la Primature. Ousmane Sonko succède à Malick Ndiaye, qui avait démissionné le 24 mai.
Le scrutin s’est déroulé en l’absence d’une trentaine de députés de l’opposition. Ces derniers contestent la légalité de la réintégration de Sonko comme député après son passage à la tête du gouvernement.
Dans un hémicycle largement dominé par le Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), les députés du parti présidentiel ont applaudi l’installation immédiate d’Ousmane Sonko à la tête du Parlement.
Au cours de son discours, le nouveau président de l’Assemblée nationale a assuré qu’il n’engagera « ni vendetta, ni blocage, ni chaos ». Il a promis un contrôle rigoureux de l’action gouvernementale tout en appelant à une gouvernance apaisée.
Ousmane Sonko a également évoqué ses divergences avec le président Bassirou Diomaye Faye sur certaines orientations politiques. Il a toutefois affirmé rester ouvert au dialogue avec l’exécutif.
Le dirigeant du Pastef a aussi salué la nomination du nouveau chef du gouvernement, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, tout en regrettant que son parti n’ait pas été associé aux consultations sur la composition du nouvel exécutif.
L’élection de Ousmane Sonko continue cependant de susciter des contestations juridiques au sein de l’opposition. La porte-parole du Pastef, Marie Rose Faye, soutient pour sa part que la procédure de réintégration de Sonko au Parlement respecte les règles en vigueur.



