Le groupe des ambassadeurs africains en Chine tient un séminaire stratégique à Pékin, consacré à l’exploitation de l’offre chinoise d’accès tarifaire à 100 % pour les produits africains, en vue de soutenir le développement économique du continent. Organisée sous l’égide de la Commission de l’Union africaine, présidée par Mahmoud Ali Youssouf, cette rencontre est coordonnée par la mission permanente de l’Union africaine en Chine, dirigée par Alhaji Sarjoh Bah.
Les travaux, prévus du 23 au 24 avril 2026 à Pékin, visent à renforcer la capacité des pays africains à tirer profit de cette ouverture commerciale chinoise. Les discussions portent notamment sur l’amélioration de l’accès aux marchés, la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ainsi que l’alignement avec les résultats du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Les participants examineront également les mécanismes de financement, les outils de productivité et les expériences de certains États africains ayant déjà bénéficié des échanges avec la Chine. L’objectif est de renforcer les chaînes de valeur africaines et d’encourager la transformation industrielle, l’agro-industrie, la création de zones économiques spéciales et le développement de la production locale.
Une intervention majeure est attendue de Nardos Bekele-Thomas, qui prononcera le discours d’ouverture.
Le séminaire réunit des ambassadeurs africains, des représentants de la Commission de l’Union africaine, de l’Agence de développement de l’UA (AUDA-NEPAD), du Secrétariat de la ZLECAf, ainsi que des responsables chinois des ministères des Affaires étrangères, du Commerce et de l’agence de coopération internationale.
Cette rencontre intervient à quelques jours de l’entrée en vigueur, prévue le 1er mai 2026, de l’offre chinoise d’exemption tarifaire totale pour plusieurs pays africains éligibles.
Les organisateurs estiment que cette initiative marque une étape importante dans le renforcement de la coopération Afrique–Chine, avec un accent mis sur la transformation économique, l’industrialisation et l’intégration régionale du continent africain.



