Le dirigeant birman Min Aung Hlaing a ordonné l’annulation de toutes les condamnations à mort en Birmanie, dans le cadre d’une mesure d’amnistie annoncée ce vendredi 17 avril 2026. Les peines capitales sont désormais commuées en réclusion à perpétuité.
Dans le même temps, les autorités annoncent la grâce de l’ancien président Win Myint, emprisonné depuis le coup d’État militaire de 2021. Cette décision s’inscrit dans une série de mesures présentées comme un effort de « reconstruction nationale ».
Selon le communiqué officiel, plus de 4 300 détenus doivent être libérés et près de 180 ressortissants étrangers concernés par des mesures d’élargissement. Les peines inférieures à 40 ans seront également réduites d’un sixième.
Cette annonce intervient alors que le pays reste dirigé par une junte militaire accusée de répression depuis la prise de pouvoir en 2021. Les organisations de défense des droits humains estiment que des dizaines de milliers de personnes ont été emprisonnées pour des motifs politiques.
Parmi les figures toujours détenues figure l’ancienne dirigeante Aung San Suu Kyi, condamnée à de lourdes peines dans un lieu tenu secret.
Les autorités présentent cette mesure comme une amnistie liée aux célébrations du Nouvel An birman, tandis que des observateurs internationaux y voient une initiative politique dans un contexte de forte contestation du régime.



