Le gouvernement ivoirien écarte tout risque sécuritaire concernant Tidjane Thiam. Il affirme que le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire est libre de rentrer au pays. Interrogé à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Amadou Coulibaly a répondu aux inquiétudes exprimées dans les rangs du parti. Il dit ne disposer « d’aucune connaissance » d’un problème de sécurité.
La réaction fait suite aux propos de Blessy Chrysostome, qui appelait à garantir un « retour sécurisé » du leader politique. Une position que l’exécutif juge infondée. « C’est un citoyen ivoirien libre », insiste Amadou Coulibaly. Il rappelle que tout Ivoirien peut circuler librement et rentrer au pays sans restriction.
Pour appuyer ses propos, le gouvernement évoque le retour d’opposants, notamment issus du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire. Selon lui, ces responsables mènent aujourd’hui leurs activités sans entrave, certains ayant même retrouvé leurs fonctions.
Cette mise au point intervient dans un contexte tendu au sein du PDCI. Le parti traverse des divisions internes, amplifiées par l’absence de Tidjane Thiam du territoire.
Sa situation reste politiquement sensible. Sa candidature à la présidentielle d’octobre 2025 avait été rejetée, faute d’inscription sur la liste électorale.
À l’approche de ses 80 ans, le PDCI se retrouve fragilisé. Entre crise interne et repositionnement politique, l’avenir du parti fondé par Félix Houphouët-Boigny se joue désormais sur plusieurs fronts.



