Ce mardi 31 mars marque une première étape dans l’arrêt du réseau mobile 2G en France. Les opérateurs lancent un processus d’extinction qui s’étendra jusqu’à la fin de l’année.
L’opérateur Orange commence par désactiver la 2G dans 28 communes du Sud-Ouest, dont Bayonne, Biarritz et Anglet. L’opération se fait à distance et concerne 61 sites mobiles.
À partir de cette désactivation, les appareils compatibles uniquement avec la 2G ne peuvent plus se connecter au réseau. Les abonnés de Free utilisant l’infrastructure d’Orange sont également concernés.
Dans la zone touchée, plusieurs milliers de cartes SIM restent actives. À l’échelle nationale, plus d’un million de téléphones fonctionnent encore uniquement avec la 2G, selon le régulateur Arcep.
Les utilisateurs doivent changer de téléphone pour continuer à accéder aux services mobiles. Les opérateurs contactent progressivement les clients concernés afin de faciliter cette transition.
Déployée dans les années 1990, la 2G est devenue une technologie obsolète. Elle consomme plus d’énergie et présente une vulnérabilité plus élevée face aux cyberattaques. Son arrêt permet aussi de libérer des fréquences pour les réseaux récents comme la 4G et la 5G.
La transition concerne aussi certains équipements, notamment les systèmes de communication des ascenseurs. Plusieurs centaines de milliers d’installations reposent encore sur la 2G ou la 3G. Un décret impose désormais leur mise à niveau.
Les opérateurs Bouygues Telecom et SFR prévoient également l’extinction progressive de la 2G d’ici la fin de l’année. L’arrêt complet du réseau est attendu à l’échelle nationale dans les mois à venir, avant la disparition annoncée de la 3G d’ici 2028-2029.


