L’Algérie renforce le contrôle de l’usage des drones. L’Armée nationale populaire demande à tous les détenteurs d’appareils de les déclarer auprès du Centre national des systèmes de drones. Cette structure devient l’unique autorité chargée d’enregistrer et d’autoriser leur utilisation.
Cette mesure s’appuie sur le décret présidentiel n°21-285. Le ministère de la Défense nationale précise que ce dispositif vise à mieux encadrer une technologie en forte expansion et à renforcer la sécurité nationale.
Les propriétaires disposent d’un délai clair. Ils doivent régulariser leur situation avant le 30 avril 2026. Passée cette date, tout drone non déclaré sera considéré comme illégal. La procédure impose un rendez-vous avec le centre, suivi du dépôt d’un dossier administratif. Les documents exigés incluent une pièce d’identité, un casier judiciaire récent et, selon l’activité, des justificatifs professionnels.
La réglementation distingue trois types d’usage. Le premier concerne les loisirs. Le second regroupe les activités professionnelles comme l’audiovisuel ou la cartographie. Le troisième couvre les usages sensibles, notamment la sécurité, les secours ou la lutte contre les incendies. Chaque catégorie exige une autorisation préalable.
Les autorités imposent aussi des normes techniques strictes. Les drones doivent intégrer des systèmes de géolocalisation, d’identification électronique et des dispositifs de communication conformes. Certains modèles doivent disposer de signaux lumineux spécifiques. Les appareils doivent figurer dans une base de données nationale et intégrer des systèmes de suivi.
Les équipements sans origine claire, non certifiés ou déjà enregistrés à l’étranger ne seront pas autorisés. Les autorités veulent ainsi sécuriser l’espace aérien et prévenir les usages illicites. Le centre national peut refuser ou retirer une autorisation en cas de non-respect des règles ou de menace pour la sécurité.



