Romuald Wadagni place la justice au cœur de son projet de société. Il veut la rendre plus accessible, plus rapide et plus proche des citoyens. Son ambition est claire : faire de la justice un pilier de la cohésion nationale.
Le candidat met en avant les réformes déjà engagées. Il évoque le renforcement des moyens humains avec le doublement du nombre de magistrats. Il cite l’élargissement de la carte judiciaire avec la création de nouvelles juridictions. Il insiste aussi sur la mise en place de juridictions spécialisées, notamment en matière économique et commerciale, pour améliorer l’efficacité et la proximité.
La modernisation du système judiciaire se traduit également par la digitalisation des services. Plusieurs démarches sont désormais accessibles en ligne. Les justiciables peuvent obtenir des documents administratifs et suivre leurs dossiers à distance. Cette évolution s’accompagne d’une meilleure organisation des procédures et d’une réduction des délais de jugement, notamment en matière criminelle.
Wadagni souligne aussi l’amélioration des conditions de détention. L’accès à l’alimentation et aux soins a été renforcé. La réforme du Conseil supérieur de la magistrature vise, selon lui, à accroître l’efficacité globale du système. Il met également en avant les efforts en faveur de la cohésion sociale, à travers des mécanismes de dialogue national.
Des projets sont en cours pour consolider ces avancées. L’application « Justice BJ » doit être généralisée afin de faciliter l’accès aux services judiciaires. Le gouvernement prévoit aussi la mise en œuvre de la politique « zéro enfant en détention », avec la création de centres spécialisés pour la prise en charge et la réinsertion des mineurs en conflit avec la loi.
Le projet introduit ensuite de nouvelles orientations. Wadagni propose de développer des modes alternatifs de règlement des litiges, avec l’appui des chefs traditionnels, sous le contrôle de la justice. Il veut moderniser le système pénitentiaire en créant des fermes, des unités de formation et des activités génératrices de revenus pour favoriser la réinsertion des détenus.
L’éducation à la paix et à la responsabilité civique sera également intégrée dans les écoles et les communautés. Le candidat entend instaurer une justice centrée sur la personne. Cette approche vise à améliorer l’information des citoyens et leur accompagnement tout au long des procédures.
Une charte nationale d’accueil judiciaire est annoncée. Elle doit fixer des standards clairs en matière d’accueil, d’information et de délais dans toutes les juridictions. Wadagni prévoit aussi la mise en place d’outils numériques pour renforcer l’accès au droit, notamment un portail citoyen permettant de suivre les dossiers en temps réel.
La réforme inclut également la sécurisation des actes judiciaires et des procédures successorales. Des mécanismes d’identification des héritiers doivent être mis en place pour prévenir les fraudes.
Sur le plan pénitentiaire, le candidat défend une transformation profonde. Il veut passer d’un système d’enfermement à un modèle productif et éducatif. Les prisons deviendront des espaces d’apprentissage et de travail. La peine devra favoriser la responsabilisation et la réinsertion des détenus.



