Le président de Madagascar, Michaël Randrianirina, a annoncé qu’il ferait passer ses futurs ministres au détecteur de mensonge, affirmant qu’il s’agit d’« un grand pas vers l’État de droit ». Cette mesure inédite intervient cinq mois après l’arrivée au pouvoir de son gouvernement de transition, alors que des accusations de corruption continuent de peser sur les autorités.
Le passage au polygraphe permettra de réaliser des enquêtes de moralité afin de sélectionner les candidats. « Nous avons fait venir l’instrument de l’étranger avec un spécialiste pour le manipuler », a précisé le président en marge de la présentation du rapport annuel de la Cour des comptes, visant à démontrer la transparence dans la gestion des finances publiques. L’appareil analyse les réactions physiologiques cardiaques, cérébrales et musculaires des candidats lors de l’interrogatoire.
Michaël Randrianirina a expliqué : « On saura qui est corrompu et qui va nous aider, qui va trahir la lutte des jeunes. Nous ne cherchons pas quelqu’un de propre à 100 %, mais à plus de 60 %. De cette manière, Madagascar pourra enfin se développer. »



