
A l’occasion du Climate Finance Summit tenu ce jeudi 5 mars 2026 à Addis-Abeba, H.E Moses Vilakati, Commissaire pour l’Agriculture, le Développement rural, l’Économie bleue et l’Environnement durable, a insisté sur le rôle central de la finance climatique dans le développement durable de l’Afrique.
Il a d’abord souligné le paradoxe africain : « le continent contribue le moins aux émissions mondiales, mais demeure parmi les plus vulnérables aux changements climatiques. » En même temps, l’Afrique possède un potentiel immense pour des solutions durables grâce à ses énergies renouvelables, son capital naturel et sa jeunesse entrepreneuriale.
Vilakati a rappelé que, malgré la croissance de l’attention mondiale portée à la finance climatique, l’Afrique reçoit encore une part marginale des investissements mondiaux. Pour combler cet écart, il faut mobiliser massivement le capital privé via des marchés financiers durables et des instruments comme les green bonds, les fonds d’investissement climatiques et les mécanismes de finance mixte.
Se référant à son expérience en Eswatini, il a montré que des politiques publiques cohérentes combinées à des institutions financières solides permettent de transformer rapidement les concepts en investissements réels. Selon lui, le développement des marchés de capitaux et des cadres de financement durable en Éthiopie constitue une base pour attirer des investissements à grande échelle.
H.E Vilakati a également mis en avant l’opportunité stratégique qu’offre l’organisation de la COP32 en 2027 : « C’est un moment de leadership pour l’Éthiopie et pour l’Afrique, afin de montrer notre capacité à transformer les priorités climatiques en investissements concrets et à façonner la gouvernance financière mondiale. » Il a cité l’intelligence artificielle, les marchés du carbone et la finance climatique comme des leviers pour la croissance durable.
Il a conclu en appelant à une mobilisation collective : gouvernements, partenaires au développement, institutions financières et secteur privé doivent collaborer pour transformer la finance climatique en moteur d’investissement durable et inclusif pour l’Afrique. « Comprendre le paysage est essentiel, mais ce qui compte, c’est le legs que nous laissons : institutions solides, marchés de capitaux profonds, projets investissables et partenariats durables », a-t-il affirmé.




