
Réunis en séance plénière de la première session extraordinaire de l’année au Palais de l’Assemblée nationale, les députés ont adopté à la majorité absolue le projet de loi relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Les travaux se sont tenus sous la présidence du professeur Komi Selom Klassou.
La séance a enregistré la présence de Gilbert Bawara, ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, de Hodabalo Awaté, ministre de l’Administration territoriale, ainsi que de Badanam Patoki, ministre de l’Économie et de la Veille stratégique. Le texte avait déjà reçu un vote favorable en première lecture en décembre 2025, puis l’aval du Sénat fin février.
Le gouvernement présente cette loi comme un instrument majeur pour la sécurité nationale et la protection de l’économie. Selon le ministre Patoki, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme représentent des menaces réelles. Il estime que ces pratiques fragilisent les systèmes économiques, détournent des ressources destinées au développement et alimentent l’instabilité.
Le nouveau dispositif renforce le cadre juridique national. Il modernise les mécanismes de surveillance, impose des obligations de vigilance plus strictes aux entités concernées, améliore la déclaration des opérations suspectes et durcit les procédures de gel des avoirs liés au terrorisme. Le texte précise aussi les responsabilités des autorités compétentes et améliore la coordination entre les structures engagées dans la lutte contre les flux financiers illicites.
Par ce vote, les députés affirment la volonté du Togo de respecter les normes communautaires et internationales. Le président de l’Assemblée nationale a rappelé que le blanchiment de capitaux constitue un levier central de la grande criminalité et qu’il menace l’avenir du pays.
Il a indiqué que cette adoption s’inscrit dans la dynamique impulsée par Faure Essozimna Gnassingbé. Selon lui, la vision « Protéger, Rassembler, Transformer » trouve ici une application concrète à travers la sécurisation de l’économie, le renforcement de l’unité nationale et la modernisation des institutions.




