En 2025, au moins 7.667 personnes sont mortes ou portées disparues sur les routes migratoires dans le monde, soit une moyenne de 21 décès par jour, rapporte l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ce chiffre marque une baisse par rapport aux près de 9.200 morts en 2024, mais l’agence souligne que cette diminution s’explique aussi par des restrictions d’accès à l’information et des contraintes budgétaires qui limitent la documentation des décès.
Les traversées maritimes restent particulièrement meurtrières. La Méditerranée a enregistré 2.185 décès ou disparitions, tandis que la route Atlantique entre l’Afrique de l’Ouest et les Canaries a fait 1.214 morts. L’OIM précise que le bilan réel pourrait être plus élevé, avec environ 1.500 disparitions supplémentaires en mer non vérifiées. Des corps ont été retrouvés sur les côtes méditerranéennes ou à la dérive jusqu’au Brésil et dans les Caraïbes.
La situation persiste en 2026 : au 24 février, 606 décès ont déjà été recensés en Méditerranée, alors que les arrivées en Italie ont chuté de 61 %. Dans les Amériques, 409 décès ont été enregistrés en 2025, le plus faible niveau depuis 2014, lié à la diminution des traversées dangereuses, comme la jungle du Darién. En Asie, plus de 3.000 migrants sont morts, un record pour la troisième année consécutive, dont 1.540 Afghans, et 922 décès sur la route orientale entre la Corne de l’Afrique, le Yémen et le Golfe.
L’OIM appelle à démanteler les réseaux de passeurs, renforcer les opérations de recherche et de sauvetage, et élargir les voies de migration sûres et régulières. L’agence insiste sur la responsabilité mondiale partagée pour protéger les vies en mer et sur les routes terrestres.



