L’Assemblée nationale a adopté mercredi le projet de loi établissant un droit à l’aide à mourir, réforme sociétale majeure en débat depuis plusieurs années. Le texte a été approuvé par 299 voix contre 226 et doit encore passer au Sénat, dont la majorité conservatrice avait rejeté le projet lors de la première lecture.
Les députés ont précisé que le malade s’administrera lui-même la substance létale, sauf impossibilité physique, où un professionnel de santé interviendra. La souffrance psychologique seule ne pourra plus justifier l’accès à cette aide, contrairement à la version initiale du texte.
Le projet définit également les critères d’admissibilité, la procédure collégiale d’instruction de la demande et la clause de conscience pour les soignants. Un texte parallèle sur le développement des soins palliatifs prévoit la création de maisons d’accompagnement, intermédiaires entre le domicile et l’hôpital.
Le gouvernement devra négocier avec le Sénat avant une lecture définitive à l’Assemblée, avec l’objectif d’un vote final possible avant l’été, malgré un calendrier jugé serré par certains parlementaires.




