Trump défend son bilan et proclame « l’âge d’or » américain devant le Congrès

 

Le président des États-Unis, Donald Trump, a livré son discours sur l’état de l’Union devant le Congrès à Washington. Il a présenté son action comme un redressement spectaculaire du pays. Il a affirmé que l’Amérique entrait dans « un âge d’or ». Ce discours intervient dans un contexte politique tendu, à l’approche des élections de mi-mandat.

Face aux parlementaires, le chef de l’État a revendiqué une inflation en recul et une économie relancée. Il a assuré que les Américains « paient moins » et « gagnent plus ». Cependant, plusieurs indicateurs restent sous pression, notamment le logement, l’assurance automobile, la garde d’enfants et l’énergie. De plus, une partie des tendances économiques actuelles prolonge des dynamiques antérieures à son retour à la Maison-Blanche.

Sur le pouvoir d’achat, Donald Trump a affirmé avoir réduit la dépendance aux aides alimentaires. Il a soutenu que des millions de personnes sont sorties du dispositif des bons d’alimentation. Il a illustré son propos par des anecdotes destinées à montrer une classe moyenne en amélioration. Pourtant, un sondage YouGov/MarketWatch indique qu’environ 47 % des Américains jugent leur situation financière détériorée depuis janvier 2025.

Le président a aussi attaqué le bilan de son prédécesseur, Joe Biden. Il a accusé l’ancienne administration d’avoir laissé une inflation élevée, une frontière poreuse et une diplomatie affaiblie. À l’inverse, il a revendiqué une croissance relancée, une politique migratoire durcie et un retour du respect international envers Washington. Cette rhétorique vise à renforcer son agenda « America First » et à consolider sa base politique.

L’ambiance dans l’hémicycle a reflété la forte polarisation du pays. Les élus républicains ont réservé une longue ovation au président. Plusieurs démocrates sont restés assis ou ont boycotté la séance. Chaque camp a invité des personnalités symboliques pour appuyer son message politique. Cette mise en scène illustre la fracture persistante du paysage politique américain.

Avant l’allocution, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, avait préparé le terrain. Elle a annoncé un discours centré sur le coût de la vie, les baisses d’impôts et la sécurité intérieure. Elle a aussi évoqué des messages fermes sur l’Iran, l’Ukraine et d’autres dossiers internationaux. L’objectif affiché consistait à valoriser la première année du second mandat présidentiel et à parler directement aux classes moyennes.

La réponse démocrate doit être prononcée par la gouverneure de Virginie, Abigail Spanberger. Elle entend mettre l’accent sur le coût de la vie, la santé et les libertés publiques. Son intervention vise à proposer un contre-récit à celui du président dans un climat politique très fragmenté.

Ce discours sur l’état de l’Union constitue un moment clé du second mandat de Donald Trump. Il sert à la fois de bilan politique, de projection économique et de prélude à la bataille électorale à venir. Les marchés, les alliés européens et les acteurs politiques américains scrutent désormais les effets concrets des annonces présidentielles.

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