Le Soudan a affirmé que toute initiative visant à mettre fin au conflit avec les Forces de soutien rapide (FSR) doit respecter les intérêts suprêmes du pays, son unité et son intégrité territoriale.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a précisé que la soumission d’une proposition n’implique pas automatiquement son approbation par le gouvernement soudanais. Selon le ministère, tout plan de paix doit prendre en compte la sécurité nationale, la pleine souveraineté, l’unité des institutions et l’intégrité du territoire. Toute proposition ne respectant pas ces critères sera rejetée et ne sera pas appliquée. Le Soudan se positionne comme un État souverain et base ses décisions sur ses intérêts nationaux supérieurs.
Cette déclaration intervient après la présentation par Massad Boulos, conseiller principal des États-Unis, d’un plan en cinq points pour mettre fin au conflit. Ce plan prévoit une trêve humanitaire immédiate et une transition vers un gouvernement civil pour éviter un effondrement institutionnel.
Boulos a précisé au Conseil de sécurité de l’ONU que Washington travaille avec l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Royaume-Uni pour établir un cessez-le-feu sans conditions préalables. Le plan inclut un mécanisme de supervision onusien de l’accès humanitaire, des négociations progressives pour un cessez-le-feu permanent et des accords de sécurité. Il prévoit également un processus politique menant à un gouvernement civil de transition et, à terme, à des élections démocratiques, accompagné d’efforts de reconstruction et de la justice pour les crimes commis pendant le conflit.
Les FSR n’ont pas réagi à cette proposition. Depuis plusieurs mois, le quatuor international États-Unis, Arabie saoudite, Égypte et Émirats arabes unis cherche à instaurer une trêve humanitaire. En septembre 2025, il avait proposé un plan de trêve de trois mois suivi d’un processus de transition de neuf mois menant à un gouvernement civil indépendant.
Le Soudan traverse un conflit sanglant depuis avril 2023 entre l’armée et les FSR, causant des dizaines de milliers de morts, le déplacement d’environ 13 millions de personnes et l’une des pires crises humanitaires au monde, selon l’ONU.




