Donald Trump annonce une nouvelle carte de séjour destinée aux étrangers capables de payer un million de dollars. L’objectif consiste à attirer des profils jugés « utiles » à la prospérité américaine. La carte facilite l’accès légal aux États-Unis et ouvre les portes des 50 États du pays.
La Maison Blanche présente la « Trump Gold Card » comme un dispositif accéléré. Le site dédié, mis en ligne mercredi 10 décembre, promet une résidence américaine en un délai réduit. Le candidat doit payer 15 000 dollars de frais de traitement. Le Département d’État peut exiger d’autres frais en fonction du dossier. Le règlement du million intervient après la validation des antécédents.
Les autorités préviennent que l’examen du dossier peut prendre plusieurs semaines. Le bénéficiaire doit aussi passer un entretien et fournir les documents complémentaires demandés. CNN précise que les entreprises peuvent acheter cette carte pour un employé étranger. Dans ce cas, le coût passe à deux millions de dollars pour accélérer la procédure.
Donald Trump se félicite du lancement de cette offre. Il parle d’« une nouvelle très enthousiasmante pour le pays » lors d’une table ronde à la Maison Blanche. Il annonce en parallèle une seconde formule, encore au stade de projet, baptisée « Trump Platinum Card ».
Selon le site, les étrangers peuvent déjà s’inscrire pour figurer sur la liste d’attente de la Platinum Card. Cette carte doit permettre de séjourner jusqu’à 270 jours par an aux États-Unis sans être imposés sur les revenus perçus hors du pays. Les frais de traitement s’élèvent à 15 000 dollars. La contribution principale atteint 5 millions de dollars. Les personnes déjà imposées aux États-Unis sur des revenus non américains n’y sont pas admissibles.
Le chef de l’État renforce en même temps son discours anti-immigration. En Pennsylvanie, durant un meeting consacré à sa politique économique, il réactive sa phrase polémique sur les « pays de merde ». Il reproche aux États-Unis d’accueillir des personnes venues de pays pauvres ou instables. Il cite la Somalie et décrit ces pays comme « crasseux » et « gangrenés par la criminalité ».
Trump affirme désormais qu’il a bien tenu ces propos en 2018. Sa déclaration ravive une polémique qui divise et alimente les critiques contre sa vision de l’immigration.



