Le président syrien Ahmed al-Charaa a exclu lundi toute discussion directe visant à normaliser les relations avec Israël, alors que les États-Unis cherchent à relancer les accords d’Abraham.
Lors d’une interview accordée à Fox News, Charaa a souligné que la situation syrienne diffère de celle des autres pays signataires. « La Syrie partage une frontière avec Israël, et Israël occupe le plateau du Golan depuis 1967. Nous n’allons pas entamer de négociations directes pour le moment », a-t-il précisé. Il a toutefois laissé entendre qu’une médiation américaine pourrait faciliter ce type de négociations à l’avenir.
Les accords d’Abraham, initiés sous Donald Trump, ont normalisé les relations entre Israël et plusieurs pays à majorité musulmane, dont Bahreïn, le Maroc, le Soudan et les Émirats arabes unis. Le Kazakhstan a récemment rejoint ces accords, et Trump avait exprimé son optimisme quant à l’adhésion éventuelle de la Syrie et de l’Arabie saoudite.
Concernant la lutte contre Daech, Charaa a déclaré que la présence militaire américaine en Syrie reste justifiée, mais qu’elle doit s’effectuer en coordination avec Damas. « Nous devons aborder ces questions et parvenir à un accord concernant Daech », a-t-il ajouté.



