Le Texas est en deuil après des inondations dévastatrices qui ont fait près de 80 morts, dont 28 enfants, selon un nouveau bilan communiqué dimanche 6 juillet par les autorités locales. Le comté de Kerr concentre à lui seul 68 victimes. Dix fillettes d’un camp d’été chrétien à Hunt restent introuvables, ainsi qu’un moniteur.
Les crues subites ont été provoquées par des pluies torrentielles le 4 juillet. En 45 minutes, le niveau du fleuve Guadalupe a grimpé de huit mètres. Près de 300 mm d’eau sont tombés en une heure, submergeant des zones entières.
Quelque 41 personnes sont encore portées disparues dans les comtés touchés, mais ce chiffre pourrait augmenter, car de nombreux vacanciers campaient sur place pour le week-end prolongé. Les autorités s’attendent à un alourdissement du bilan dans les prochaines heures.
Plus de 400 secouristes de 20 agences sont mobilisés pour retrouver les disparus, appuyés par des hélicoptères et des bénévoles venus de tout l’État. Trois fillettes ont été retrouvées mortes samedi, selon un secouriste.
Le président Donald Trump, qui se rendra sur les lieux le 11 juillet, a qualifié la catastrophe de « sans précédent depuis un siècle ». Il a signé une déclaration de catastrophe pour activer l’aide fédérale, tout en rejetant les critiques sur les récentes coupes dans les services météorologiques.
Des habitants dénoncent un manque d’alerte, pointant un défaut d’anticipation. Les services météo maintiennent d’ailleurs une alerte jusqu’à ce lundi soir.
La catastrophe soulève à nouveau la question du lien entre événements extrêmes et changement climatique. Les experts rappellent que ces crues éclairs, favorisées par un sol aride incapable d’absorber de fortes pluies, sont rendues plus fréquentes et plus violentes par le réchauffement climatique.



