Le Kremlin a annoncé lundi qu’il ne commenterait pas l’accord minier signé entre les États-Unis et l’Ukraine sans en avoir étudié les détails. Le texte, conclu le 30 avril à Washington, prévoit un fonds commun d’investissement financé en partie par l’exploitation des ressources naturelles ukrainiennes. « Je ne connais pas le contenu. Sans une analyse détaillée, il est impossible de commenter », a affirmé Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine, devant la presse à Moscou.
L’accord, fruit de longues négociations marquées par des tensions entre Kyiv et Washington, est présenté comme un partenariat économique en soutien à la reconstruction de l’Ukraine. Interrogé sur une éventuelle rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump, Peskov a estimé qu’un tel sommet était « nécessaire » mais a précisé qu’aucune date n’était fixée. Des contacts sont en cours, mais aucune avancée concrète n’a encore été enregistrée.
Le Kremlin a également exprimé sa préoccupation face aux tensions à la frontière entre l’Inde et le Pakistan, appelant les deux pays à la retenue. Moscou dit suivre la situation « avec grande inquiétude ». Concernant l’élection présidentielle annulée en Roumanie, Peskov a dénoncé un scrutin « biaisé », estimant que les électeurs « ont été privés du droit de choisir librement ». Le candidat d’extrême droite Calin Georgescu, soutenu selon les autorités roumaines par la Russie, avait vu sa victoire invalidée par la Cour constitutionnelle en novembre dernier. Moscou rejette toute ingérence.
Enfin, Peskov a réagi à la décision des services allemands de classer l’AfD comme « groupe extrémiste avéré ». Il parle d’« affaire intérieure », tout en accusant l’Europe d’imposer des restrictions aux forces politiques non alignées. Il a aussi averti que la Russie suivrait de près les déclarations de Friedrich Merz, futur chancelier allemand, en jugeant peu encourageante sa posture envers Moscou.



