L’Association palestinienne de football a décidé de porter son différend avec la FIFA devant le Tribunal arbitral du sport. Cette démarche fait suite au refus de l’instance mondiale de sanctionner Israël concernant des clubs installés en Cisjordanie occupée. La vice-présidente de la PFA, Susan Shalabi, a annoncé cette décision après le congrès de la Confédération asiatique de football tenu à Vancouver. Elle a estimé que toutes les voies internes à la FIFA avaient été épuisées et a dénoncé une décision jugée injuste.
Selon la responsable palestinienne, le conseil de la FIFA a choisi de ne pas trancher après plusieurs années de discussions. Elle a affirmé que le recours devant le TAS constituait désormais la seule option pour obtenir une décision sur le fond.
Le litige porte sur la participation de clubs israéliens basés dans des colonies en Cisjordanie à des compétitions internationales. La communauté internationale considère ces implantations comme illégales au regard du droit international.
En mars, une instance disciplinaire de la FIFA a reconnu l’Association israélienne de football coupable de violations jugées graves en matière de discrimination. Toutefois, aucune sanction majeure n’a été appliquée.
L’Association palestinienne de football entend poursuivre la procédure devant le TAS afin d’obtenir une décision contraignante. Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de tensions politiques et sportives liées à la situation dans les territoires palestiniens.



