La Cour pénale internationale (CPI) a remporté le prix Sakharov pour la liberté de pensée, décerné par le Parlement européen. L’annonce a été faite jeudi 22 octobre 2026 par la présidente de l’institution, Roberta Metsola, lors d’une séance à Strasbourg, en France.
En attribuant cette distinction à la CPI, le Parlement européen entend saluer son travail en faveur du droit et de la justice à l’échelle internationale. Roberta Metsola a rappelé l’attachement de l’Union européenne au multilatéralisme et aux institutions internationales. La présidente de la CPI, la juge Tomoko Akane, a pour sa part évoqué les défis sans précédent auxquels la Cour est confrontée.
Cette distinction intervient dans un contexte de tensions entre la CPI et l’administration américaine de Donald Trump. Washington a annoncé de nouvelles sanctions contre la Cour, qu’il accuse notamment de viser injustement Israël après l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou pour des crimes présumés commis à Gaza. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a réaffirmé le soutien de l’Union européenne à l’indépendance de la juridiction.
La CPI était en compétition avec deux autres candidatures : celle de l’opposant tanzanien Tundu Lissu et celle des sœurs iraniennes Taraneh et Romina Rahimi, emprisonnées après leur participation à des manifestations antigouvernementales. Selon l’article source, l’une des deux femmes a été condamnée à mort.
Créé en 1988 en hommage au dissident soviétique Andreï Sakharov, le prix est doté de 50 000 euros. La cérémonie officielle de remise est prévue le 16 décembre 2026 à Strasbourg.
Basée à La Haye, aux Pays-Bas, la CPI juge des personnes accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide. Elle compte 125 États membres, selon l’article source.



