Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a été reçu en audience à Abidjan par la ministre d’État ivoirienne des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Nialé Kaba. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération entre les deux parties et les grandes priorités de l’agenda continental.
À cette occasion, Mahmoud Ali Youssouf a salué l’engagement de la Côte d’Ivoire en faveur de l’intégration africaine et de la mise en œuvre de l’Agenda 2063. Les discussions ont notamment abordé le financement de l’Union africaine, avec un accent sur la mobilisation des ressources propres et la réduction de la dépendance envers les partenaires extérieurs. Le prélèvement de 0,2 % sur certaines importations éligibles a été présenté comme un levier pour renforcer l’autonomie financière de l’organisation.
Les questions de paix et de sécurité ont également occupé une place importante. Les deux responsables ont évoqué l’expansion du terrorisme, de l’extrémisme violent et la régionalisation des conflits. Ils ont souligné la nécessité d’améliorer la coordination entre l’Union africaine et les Communautés économiques régionales.
L’eau et l’assainissement, thèmes retenus par l’UA pour 2026, ont aussi été abordés, au regard de leur rôle dans le développement durable et la résilience des populations. Les échanges ont par ailleurs porté sur les infrastructures de transport et d’énergie, le commerce intra-africain, l’industrialisation et la création de chaînes de valeur régionales.
Sur le plan financier, Mahmoud Ali Youssouf a insisté sur la poursuite des réformes institutionnelles de l’UA et sur une meilleure représentation des intérêts africains dans l’architecture financière internationale. Nialé Kaba a, pour sa part, salué la création de l’Agence africaine de notation de crédit, destinée notamment à renforcer l’expertise financière du continent.
Au terme de la rencontre, les deux responsables ont réaffirmé leur volonté de consolider leur coopération pour contribuer aux objectifs de l’Agenda 2063 et à la construction d’une Afrique plus intégrée, pacifique et prospère.



