France : plusieurs villes instaurent des couvre-feux à la suite des violences du week-end

Plusieurs villes françaises ont instauré des couvre-feux après les pillages et les dégradations survenus le 17 octobre en marge des manifestations contre la vie chère. Les restrictions varient selon les communes : certaines concernent toute la population, tandis que d’autres visent uniquement les mineurs.

À Paris, un couvre-feu a été prévu de 23 heures lundi à 6 heures mardi dans certains secteurs, notamment autour de la place de la République et des accès sud aux Halles. Des manifestations ont également été interdites dans plusieurs quartiers. À Lyon, une mesure similaire s’applique de 21 heures à 6 heures dans une partie de la Presqu’île, dont la place Bellecour.

À Nice, les restrictions concernent les mineurs dans certains secteurs du centre-ville, de 21 heures à 6 heures. À Bordeaux, les mineurs non accompagnés d’un représentant légal sont concernés de 22 heures à 7 heures, jusqu’au 26 octobre, dans les zones touchées par les pillages.

Dans le Nord, des couvre-feux de 20 heures à 6 heures ont été annoncés pour les nuits de lundi et mardi dans certains secteurs de Lille, Douai, Wattignies et Denain. À Lille, la mesure vise les mineurs. À Denain, elle a été limitée à certains quartiers et aux mineurs non accompagnés d’un adulte responsable. À Coulaines, près du Mans, le maire a également annoncé une restriction nocturne pour les mineurs non accompagnés.

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé aux préfets de mettre en place des mesures partielles et localisées afin de protéger notamment les commerces. Il a aussi évoqué la possibilité de recourir à l’état d’urgence si la situation l’exige, tout en jugeant les couvre-feux plus adaptés à ce stade.

En Guadeloupe, un couvre-feu visant les mineurs a également été instauré à Pointe-à-Pitre et aux Abymes après des violences liées au même mouvement. Trois policiers ont été blessés par balles, selon les informations rapportées par Anadolu.

Les autorités cherchent ainsi à limiter de nouvelles violences après les dégradations enregistrées dans plusieurs villes françaises lors de la mobilisation du 17 octobre, à laquelle ont notamment participé des lycéens et des « gilets jaunes ».

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