Niger : la réserve alimentaire de sécurité doit passer de 24 549 à 63 834 tonnes

Le Niger dispose de 24 549 tonnes de céréales dans sa Réserve alimentaire de sécurité (RAS). Le gouvernement prévoit de porter ce volume à 63 834 tonnes grâce à une nouvelle acquisition de 43 785 tonnes, a annoncé le directeur général de l’Office des produits vivriers du Niger (OPVN), le colonel Ali Amadou.

Le responsable s’est exprimé lundi 5 octobre 2026 devant la plénière du Conseil consultatif de la Refondation (CCR). Il a précisé que le stock disponible au 30 septembre était composé de 22 850 tonnes de riz et de 1 699 tonnes de céréales sèches, notamment du mil, du maïs et du sorgho.

Une partie de ces réserves doit servir au ravitaillement des Forces de défense et de sécurité (FDS). Les besoins pour les mois d’octobre à décembre sont évalués à 4 500 tonnes, dont 2 800 tonnes de riz et 1 700 tonnes de céréales sèches.

Pour reconstituer la RAS, une commande de 43 785 tonnes est en cours d’acquisition. Elle comprend 34 285 tonnes de céréales sèches et 9 500 tonnes de riz. Cette opération doit porter le stock disponible à 63 834 tonnes.

Les autorités se préoccupent également des conditions de la prochaine période de soudure. Le directeur général de la Centrale d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles (CAIMA), Dr Issoufou Baoua, a alerté sur les conséquences possibles de la mauvaise répartition des précipitations.

Il estime que la situation pourrait affecter à la fois les productions agricoles et les conditions pastorales. Pour lui, les mesures doivent donc viser la préservation des capacités de production pour les prochaines campagnes agricoles irriguées et pluviales, ainsi que la préparation de la soudure pastorale de 2027, qui pourrait débuter plus tôt et s’avérer difficile.

Le responsable de la CAIMA préconise la mise en place rapide d’un « paquet minimum de résilience ». Celui-ci devrait inclure des semences résilientes, des engrais ciblés, des produits de protection phytosanitaire, des aliments pour bétail, ainsi que des moyens de transport, de logistique et un financement d’urgence.

Selon Dr Issoufou Baoua, cette stratégie doit contribuer à limiter les pertes, préserver le cheptel et maintenir les capacités de production des ménages. L’objectif est aussi d’éviter que les difficultés de la campagne agricole 2026 ne débouchent sur une crise alimentaire et pastorale majeure en 2027.

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