Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a demandé mercredi à Berlin l’extension de l’embargo de l’ONU sur les armes à l’ensemble du territoire soudanais. Il a pris la parole lors d’une conférence internationale consacrée au Soudan organisée dans la capitale allemande.
Il a appelé la communauté internationale à exercer une pression accrue sur les belligérants. Il a jugé nécessaire de créer un environnement international permettant de mettre fin à la crise au Soudan, qu’il a qualifiée de grave crise humanitaire mondiale. Il a demandé l’arrêt des attaques contre les civils et la garantie d’un accès humanitaire sécurisé.
Le chef de la diplomatie française a annoncé une visite prochaine au Soudan avec son homologue allemand. Cette mission est prévue dans les prochains mois. Elle vise, selon lui, à porter la voix des civils soudanais.
La diplomatie française a par ailleurs rencontré en amont 18 représentants de la société civile soudanaise. Cette initiative intervient dans un contexte de forte dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays.
En marge de la conférence, Jean-Noël Barrot a également réagi à des tensions diplomatiques liées au Moyen-Orient. L’ambassadeur israélien aux États-Unis, Yechiel Leiter, a récemment affirmé que la France ne constituait pas une influence positive dans les négociations de paix israélo-libanaises.
Ces propos interviennent au moment de discussions à Washington entre Israël et le Liban, conduites avec une médiation américaine. Le secrétaire d’État Marco Rubio supervise ces échanges, qui visent un cadre de paix durable après plusieurs décennies de tensions.
Jean-Noël Barrot a indiqué que la France se félicitait de l’ouverture d’un dialogue entre Israël et le Liban. Il a rappelé les échanges engagés par Paris avec les autorités israéliennes sur ce dossier.
Il a aussi répondu aux critiques de l’ambassadeur israélien en l’invitant à une meilleure coordination avec ses autorités et à une prudence accrue dans ses déclarations publiques.



