La Mauritanie fait face à une pression importante en raison de l’accueil d’environ 400 000 réfugiés. Cette situation pèse sur les ressources et les services de base. Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, alerte sur ces contraintes lors d’une réunion régionale. Il évoque une charge croissante dans un contexte de tensions sécuritaires et de migrations irrégulières.
Parmi ces réfugiés, environ 110 000 viennent du Mali et vivent dans le camp de Mbera depuis plusieurs années. Près de 300 000 autres résident hors des camps officiels.
Le ministre souligne que la position géographique du pays, proche de l’Europe, expose davantage la Mauritanie aux flux migratoires. Ces flux proviennent notamment de zones frontalières en crise.
L’arrivée des réfugiés maliens débute en 2012, après l’instabilité sécuritaire dans le nord du Mali. Malgré les appels au retour, une grande partie des réfugiés reste sur place en raison de la persistance de l’insécurité et des conditions de vie difficiles dans leur pays d’origine.
Depuis plusieurs années, le Mali traverse une crise sécuritaire et politique marquée par des coups d’État en 2020 et 2021. Cette instabilité alimente les mouvements de population vers la Mauritanie.



