En Angola, l’État met en œuvre un Programme national d’installation de péages, débutant aux frontières, dans le cadre d’une stratégie visant la durabilité des routes et l’amélioration de la circulation commerciale.
Cette initiative a été annoncée le jeudi 19 février par le ministre d’État à la Coordination économique, José de Lima Massano, lors de l’inauguration du poste frontalier de Luvo, dans la province du Zaïre. Ce point de passage est considéré comme stratégique pour dynamiser le commerce régional et renforcer les contrôles douaniers et migratoires avec la République démocratique du Congo (RDC).
Le gouverneur a précisé que les premiers péages entreront en service au second semestre, selon un programme progressif commençant aux frontières et s’étendant ensuite à d’autres régions du pays.
José de Lima Massano a ajouté que cette mesure a pour objectif d’assurer un meilleur entretien des routes, en particulier sur les axes à fort trafic de marchandises, et de renforcer la discipline ainsi que l’organisation de la circulation routière.
Il a également indiqué que le nouveau poste frontalier augmente la capacité de contrôle des autorités angolaises et congolaises, améliore la sécurité et facilite le passage des citoyens et des acteurs économiques.
Avec environ 50 camions franchissant cette frontière chaque jour, le gouvernement estime indispensable de créer un environnement propice à un commerce plus fluide et efficace, en accord avec le principe de libre-échange en Afrique.
Le modèle de Luvo servira de référence pour d’autres frontières, comme Nóqui, également dans le Zaïre, et pour d’autres zones stratégiques. Une structure similaire existe déjà à la frontière de Santa Clara, dans le sud de l’Angola.
Parallèlement, l’État travaille avec l’Agence de régulation du fret et de la logistique (ARCCLA) à la mise en place d’une plateforme logistique à Luvo. L’État sécurisera les infrastructures de base, tandis que les opérateurs privés pourront y installer des unités de traitement et de stockage, réduisant ainsi le trafic permanent de camions et augmentant la capacité de conservation des produits.
Le ministre a souligné l’engagement de l’exécutif à mettre les infrastructures productives au service de l’économie, soit en soutenant les investisseurs privés, soit via le Programme de privatisation (PROPRIV) lorsque la gestion privée est plus appropriée.
L’objectif est de s’assurer que les actifs existants, publics ou privés, contribuent efficacement à la croissance économique et à l’intégration régionale.




