Les forces de sécurité ghanéennes ont interpellé 17 soldats burkinabè dans le district de Sissala East, région du Haut-Ouest, près de la localité frontalière de Wuru.
Âgés de 20 à 30 ans, les militaires étaient en possession d’armes à feu et d’engins explosifs. Selon les autorités, ils tentaient d’installer une position de combat à l’aide de sacs de sable quand des habitants les ont repérés et ont immédiatement alerté les services de sécurité.
D’après des informations relayées par Joy News, les hommes arrêtés ont déclaré appartenir à l’armée burkinabè et mener une patrouille de routine avant de se retrouver par erreur sur le territoire ghanéen. Malgré cette explication, ils ont été retenus pendant plusieurs heures et libérés dans la soirée.
Leurs armes ont été restituées le lendemain à la suite d’une mission officielle conduite par des représentants de l’ambassade du Ghana au Burkina Faso.
La localité de Wuru se situe dans la zone forestière de Nazinga, un espace où les populations ont signalé, ces dernières années, des mouvements récurrents d’hommes armés soupçonnés d’activités terroristes. Ces incursions ont affecté l’agriculture, la chasse et d’autres activités économiques essentielles pour les communautés locales.



