À une semaine du vote de confiance prévu le 8 septembre, le Premier ministre François Bayrou ouvrira, le 1er septembre à Matignon, une série de rencontres avec les principales forces politiques. Il doit recevoir successivement le Parti communiste français, le Rassemblement national, Les Républicains, Renaissance, Horizons, l’Union des droites, le groupe Liot, puis l’UDI.
En visite à la foire agricole de Châlons-en-Champagne, Bayrou a tiré la sonnette d’alarme sur le poids de la dette publique, qu’il a comparée à « l’esclavage des plus jeunes ». Il a averti que « si rien ne change, le bateau va couler », dénonçant un recours excessif à l’emprunt qui, selon lui, « ponctionne le travail des Français ».
Mais les oppositions refusent toute concession. Le Parti socialiste a confirmé qu’il ira à Matignon uniquement pour redire son rejet de la confiance. Son premier secrétaire, Olivier Faure, a qualifié Emmanuel Macron et François Bayrou « d’ingénieurs du chaos ». De son côté, Jean-Luc Mélenchon a prévenu que si le président nommait « un Premier ministre du même genre », il « subirait le même sort », rappelant que LFI déposera une motion de destitution.
Les syndicats se préparent également à entrer en scène. L’intersyndicale a fixé une journée de grève et de manifestations au 18 septembre. Si la CGT et Solidaires appuient aussi le mouvement citoyen « Bloquons tout » prévu le 10, la CFDT a choisi de ne pas s’y associer, préférant se concentrer sur la mobilisation nationale de l’intersyndicale.
Sous cette double pression, parlementaire et sociale, Emmanuel Macron exhorte les partis à « prendre leurs responsabilités » et affirme que son mandat présidentiel « ira jusqu’à son terme ».