Donald Trump a décidé de révoquer la protection policière dont bénéficiait Kamala Harris en tant qu’ancienne vice-présidente des États-Unis, confirmant une pratique similaire envers plusieurs opposants politiques. La décision a été annoncée vendredi par la Maison-Blanche et confirmée par l’entourage de Mme Harris.
Kirsten Allen, conseillère de l’ex-candidate démocrate, a exprimé la gratitude de Kamala Harris envers le Secret Service pour son professionnalisme et son engagement en matière de sécurité. Cette décision a suscité l’indignation de la gauche américaine, notamment en Californie, où Mme Harris fut sénatrice. La maire de Los Angeles a dénoncé un « acte de vengeance politique » de la part de Donald Trump.
Habituellement, les vice-présidents bénéficient de six mois de protection rapprochée après la fin de leur mandat. Cette période avait été portée à un an par Joe Biden avant la fin de son mandat (2021-2025). Kamala Harris, discrète depuis sa défaite de novembre dernier, prépare toutefois la sortie d’un livre intitulé 107 Days, retraçant sa campagne présidentielle éclair de 2024, prévu pour fin septembre.
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a également supprimé la protection policière accordée à plusieurs figures républicaines et démocrates, parmi lesquelles Mike Pompeo, Anthony Fauci et John Bolton. Il a aussi retiré la sécurité accordée aux enfants de Joe Biden et limité l’accès de certains responsables démocrates à des informations sensibles.
Le président sortant Joe Biden conserve pour sa part une protection policière à vie, étendue à son épouse Jill Biden. La Maison-Blanche a rappelé que les personnes concernées par ces mesures peuvent recourir à des services de sécurité privés si elles le souhaitent.