Émirats – Afrique : un tandem pour l’innovation durable

 

Abou Dabi accueillera le 13 janvier 2026 la cérémonie du Prix Zayed pour le développement durable, qui récompense des solutions innovantes dans les domaines de l’énergie, de l’eau, de la santé, de l’alimentation et du climat.

Créée en 2008, cette distinction a déjà bénéficié à 128 lauréats ayant amélioré la vie de plus de 400 millions de personnes. L’édition 2026 se distingue par une forte mobilisation africaine, confirmant le rôle du continent comme partenaire clé des Émirats dans la transition verte.

Les Émirats, locomotive de la neutralité carbone

Avec la stratégie Net Zéro 2050 et plus de 140 milliards € d’investissements annoncés dans les énergies propres, Abou Dabi entend porter la part des énergies renouvelables à 75 % de son mix d’ici 2050. Le parc solaire Mohammed Bin Rashid Al-Maktoum, l’un des plus vastes au monde, illustre cette ambition.

L’entreprise publique Masdar incarne cette dynamique : présente dans 40 pays avec 50 GW installés, elle vise 100 GW d’ici 2030. En Afrique, elle développe déjà des projets solaires, éoliens et hydroélectriques en Angola, Zambie, Ouganda, Côte d’Ivoire, Maroc ou Égypte, dans le cadre de l’initiative Etihad 7 (20 GW prévus d’ici 2035).

L’Afrique, pôle émergent d’innovation verte

Le continent n’est pas seulement destinataire d’investissements : il devient aussi un vivier d’innovations exportables.

  • Abalobi (Afrique du Sud) : pêche artisanale connectée grâce à la blockchain et à l’IA.
  • Telemedan (Tchad) : kiosques solaires de télémédecine.
  • Rology (Égypte) : téléradiologie dopée à l’intelligence artificielle.

En 2024, près d’un tiers des levées de fonds des startups africaines concernaient déjà la climate tech, signe d’un basculement structurel.

Une coopération stratégique

Avec l’installation à Abou Dabi du fonds 500 Global et un plan d’investissement de 300 M$ ciblant notamment l’Afrique, les Émirats consolident leur rôle de catalyseur financier et technologique de la transition durable.

Mais les défis restent considérables : l’Afrique aurait besoin de 190 Mds $ par an pour s’adapter au changement climatique, alors qu’à peine un quart est mobilisé aujourd’hui.

 

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