Une fusion entre SpaceX et Tesla pourrait donner naissance à l’un des plus grands groupes mondiaux, porté notamment par les ambitions d’Elon Musk dans l’intelligence artificielle (IA). Selon un article publié le 23 octobre 2026 par *Le Courrier du Vietnam*, cette éventualité suscite un intérêt croissant à Wall Street, alors que les deux entreprises étudient les possibilités d’un rapprochement.
À l’origine, SpaceX s’est spécialisée dans le secteur aérospatial, tandis que Tesla s’est imposée dans l’industrie automobile électrique. Les deux sociétés présentent toutefois des complémentarités technologiques. Selon l’analyste Dan Ives, certains systèmes et équipements développés par SpaceX sont déjà intégrés à des produits de Tesla, ce qui pourrait favoriser une plateforme d’ingénierie commune.
L’intelligence artificielle constitue désormais un autre facteur de rapprochement. Elon Musk a intégré sa start-up xAI à SpaceX en février 2026. Le groupe dispose également de deux importants centres de données à Memphis, dans le Tennessee, équipés de centaines de milliers de processeurs graphiques Nvidia. Parallèlement, SpaceX et Tesla participent au projet Terafab, au Texas, destiné à développer la fabrication de semi-conducteurs. Son coût pourrait atteindre 119 milliards de dollars, selon l’article.
Une fusion permettrait de regrouper ces activités et de répondre aux besoins croissants de Tesla en puces électroniques, notamment pour la conduite autonome et les robots Optimus. Elle pourrait aussi permettre à Elon Musk de concentrer davantage ses activités au sein d’un seul groupe, alors que sa direction simultanée des deux entreprises suscite parfois des interrogations chez les actionnaires.
Selon les estimations rapportées par l’article, JPMorgan envisage une offre de SpaceX assortie d’une prime de 30 à 35 % par rapport à la valorisation de Tesla. Les deux sociétés pourraient alors atteindre chacune une valeur proche de 1 900 milliards de dollars. Une telle opération pourrait également renforcer le contrôle d’Elon Musk sur l’ensemble fusionné.
Le calendrier reste toutefois incertain. Elon Musk a reconnu que des comités avaient été constitués dans les deux entreprises pour étudier le projet, qu’il a qualifié de « bonne idée ». Il a néanmoins mis en garde contre toute conclusion prématurée, soulignant la difficulté d’obtenir l’accord des actionnaires de Tesla, dont au moins 50 % des titres devraient soutenir l’opération selon ses déclarations rapportées.
Sur le plan réglementaire, l’article estime que les risques liés à la concurrence pourraient être limités, les deux groupes opérant principalement sur des marchés différents. La fusion reste néanmoins un projet à l’étude et ne constitue pas, à ce stade, une opération définitivement conclue.



