Bénin : l’accord sur la biodiversité marine soumis à l’Assemblée nationale pour ratification

Le Bénin engage une nouvelle étape dans ses efforts de protection de la biodiversité marine. Réuni en Conseil des ministres le mercredi 4 novembre 2026, sous la présidence de Romuald Wadagni, le gouvernement a décidé de transmettre à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, l’Accord sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale.

Cet accord international porte sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les espaces maritimes qui ne relèvent pas de la souveraineté ou de la juridiction d’un État. Il concerne notamment la haute mer et les ressources biologiques qui s’y trouvent.

Un instrument international pour protéger les océans

Les espaces marins situés au-delà des juridictions nationales abritent une diversité importante d’espèces et d’écosystèmes. Leur protection représente un enjeu environnemental majeur, notamment face aux pressions exercées par les activités humaines, à la pollution et aux effets du changement climatique.

L’accord vise à renforcer la coopération internationale pour préserver ces milieux. Il prévoit notamment des mécanismes de conservation et d’utilisation durable des ressources biologiques marines, ainsi qu’un encadrement des activités susceptibles d’avoir des conséquences sur les écosystèmes concernés.

Quatre grands domaines d’intervention

Le traité repose sur plusieurs axes complémentaires. Le premier concerne les ressources génétiques marines et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation.

Le deuxième porte sur les outils de gestion par zone, notamment la création d’aires marines protégées dans les espaces situés au-delà des juridictions nationales.

Le troisième axe concerne les études d’impact environnemental. Il s’agit d’évaluer les conséquences potentielles des activités humaines sur les écosystèmes marins avant leur réalisation.

Enfin, l’accord prévoit le renforcement des capacités et le transfert de technologies marines afin de permettre aux pays, notamment ceux qui disposent de moyens scientifiques et techniques limités, de participer davantage à la recherche et à la protection des océans.

L’Assemblée nationale appelée à autoriser la ratification

En décidant de transmettre cet accord au Parlement, le gouvernement ouvre la voie à son examen par les députés. Leur autorisation est nécessaire à la poursuite de la procédure de ratification par le Bénin.

La décision prise en Conseil des ministres ne signifie donc pas que le pays a déjà achevé cette procédure. Elle constitue une étape institutionnelle vers l’adhésion formelle du Bénin à cet instrument international.

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