Le Haut-Commissariat du Ghana à Pretoria a reconnu, lundi 19 octobre 2026, des erreurs administratives dans les dossiers de 15 personnes parmi les 1 964 Ghanéens évacués d’Afrique du Sud. Cette clarification fait suite à une analyse de données publiée par JoyNews, qui a soulevé des interrogations sur le versement d’allocations de réintégration et de transport à des personnes dont les dates de naissance semblaient incohérentes.
Dans un communiqué, la représentation diplomatique a expliqué que certaines dates interprétées comme des dates de naissance correspondaient en réalité aux dates d’expiration des passeports. Elle a reconnu que des erreurs de transcription avaient pu se produire au cours du traitement des documents.
Le Haut-Commissariat a toutefois assuré que ces erreurs ne remettaient en cause ni l’identité des personnes concernées, ni leur participation à l’opération d’évacuation, ni la régularité des allocations qui leur ont été accordées. Il a également affirmé que tous les ressortissants évacués avaient suivi les procédures d’identification et de contrôle requises.
Concernant la famille Jibril, composée d’une mère et de cinq enfants, la représentation ghanéenne a précisé que ses membres avaient voyagé avec des certificats de voyage d’urgence. Une liste corrigée a été transmise afin de permettre la mise à jour des dossiers concernés.
Tout en reconnaissant le rôle des médias dans la transparence et la redevabilité, le Haut-Commissariat a appelé à vérifier les divergences apparentes auprès des sources officielles. Il a défendu le bilan de l’opération, qu’il présente comme un effort destiné à sauver des vies et à ramener les ressortissants ghanéens en sécurité dans leur pays.



