La Première Dame du Bénin, Nathalie Villette-Wadagni, a porté à New York un message axé sur la cohésion sociale et la résilience collective. Lors d’une intervention au siège des Nations Unies, mercredi 23 septembre 2026, elle a présenté la solidarité comme un levier essentiel face aux vulnérabilités auxquelles les sociétés sont confrontées.
Pour construire son intervention, elle a expliqué avoir échangé avec des jeunes, des représentants de la société civile, des élus ainsi que des femmes et des hommes engagés dans des actions à impact social. De ces échanges, elle dit avoir retenu une idée centrale : la résilience ne se limite pas à la capacité d’une personne à surmonter seule une épreuve. Elle repose aussi sur la capacité d’une communauté à se soutenir.
Nathalie Villette-Wadagni s’est appuyée sur une métaphore issue de la tradition béninoise : celle de la jarre trouée associée au roi Guézo. Dans ce récit, une jarre percée peut conserver son eau lorsque plusieurs personnes unissent leurs efforts pour boucher ses ouvertures.
Dans son discours, la jarre représente l’avenir commun, tandis que les trous symbolisent les vulnérabilités et les chocs qui touchent les sociétés. Les mains représentent la solidarité et l’eau renvoie à la vie, à la dignité et à l’espoir que les communautés cherchent à préserver.
La Première Dame a ainsi relié cette image aux difficultés qui affectent les populations, notamment la pauvreté, les chocs climatiques, l’insécurité et les incertitudes économiques. Elle a aussi cité les femmes, les agriculteurs, les entrepreneurs, les mères, les acteurs communautaires et les personnes en situation de handicap parmi les catégories qui doivent pouvoir compter sur des mécanismes de solidarité.
Son message défend une conception de la résilience comme une responsabilité partagée. Pour le Bénin, a-t-elle expliqué, la cohésion ne relève donc pas uniquement de l’harmonie sociale. Elle doit aussi se traduire par des actions concrètes capables de renforcer les communautés et de ne laisser personne de côté.
À travers la référence à la jarre de Guézo, Nathalie Villette-Wadagni a ainsi inscrit un symbole du patrimoine béninois dans les échanges internationaux consacrés à la résilience des sociétés.



